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Black Friday bashing – on s’en réjouit ?

Débarqué en 2013, le Black Friday était une énième journée de prix cassés dans le monde du commerce aux côtés des soldes fixes, des French Days et autres ventes privées. Il est devenu le symbole d'une société hyper consumériste qu'il convient de combattre. Alors on fait quoi le 29 novembre ? On achète ou pas ?

Actus

En 2017, la Camif lançait le mouvement « No Black Friday » avec le réseau Envie pour sensibiliser les Français à « un mode de consommation rendue compulsive par un matraquage à faire perdre la raison » (Emery Jacquillat CEO de Camif) et leur ouvrir les yeux sur le pouvoir qu’ils avaient de changer les choses par leurs décisions d’achat. Ils ne furent que deux à suivre le mouvement.

Deux ans plus tard, 200 marques appellent au boycott de cette journée de super promo derrière Faguo, une marque de vêtements éco-responsable, sous la bannière « Make Friday Green again ». Les enseignes sont appelées à ne pas faire de promo et à reverser une partie de leur CA du jour voire à fermer leur site.

Make Friday Green Again

Les marques sont-elles devenues les chefs de file d’un mouvement pour une consommation plus responsable ou les conséquences d’un changement du comportement des Français ? 

Black Friday Bashing, opportunité marketing ou acte militant ?

Les marques par leur puissance de communication ont le pouvoir d’influencer l’opinion publique. En lançant le No Black Friday, Emery Jacquillat se servait de son pouvoir médiatique pour passer un appel militant et pour nous faire réfléchir au moins une journée sur nos habitudes de consommation. On ne peut que se réjouir de cette initiative.

Néanmoins, en cette année 2019 et son « For Good » monté à toutes les sauces de façon plus ou moins opportuniste et moralisatrice, on peut comprendre que des consommateurs éprouvent un certain mouvement de rejet à toutes ces belles paroles lancées pour une journée dans l’année, sans réel engagement au changement.

Généralité ? Discours rétrograde et pessimiste ? Ce n’est pas mon propos. Car finalement, après avoir dressé ce noir tableau je l’affirme, je me réjouis !

Je me réjouis car si contester un modèle de surconsommation devient une opportunité marketing c’est que ça marche ! Et donc que les consommateurs y sont sensibles. Peut-être que beaucoup de marques ne changeront pas grand chose à leur modèle de croissance immédiatement au lendemain du 29 novembre 2019. Mais certainement que les consommateurs eux changeront leurs habitudes. Ce qui impactera demain les décisions de ces marques-là…

Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour ou contre le Black Friday ? Venez en discuter sur la Papote zone !

 

 

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